ATELIER ARTS PLASTIQUES

C’EST LA RENTREE à l’ATELIER GARANCE

Ateliers Dessin et Peinture tous niveaux : débutants et confirmés

*** Le premier cours est gratuit ***

Des ateliers pour les enfants :
Les enfants apprendront la peinture, le dessin, le modelage, les différentes techniques picturales à travers la réalisation d’oeuvres inspirées de grands artistes.

Des ateliers pour les grands :
Deux ateliers adultes sont proposés : les mercredis soirs (1 mercredi sur 2) et les jeudis matins.
Bases et approfondissement en dessin (crayon, fusain, sanguine, encre) et peinture (aquarelle, acrylique). Développement et accompagnement à la créativité.
Aux beaux jours, des sorties « carnet de voyage » auront lieu dans les parcs, rues et places de Bordeaux : croquis, aquarelle, jeux d’écriture et expérimentations plastiques.

atelier de dessin et peinture à Bordeaux

Informations et réservation :

http://ateliergarance.jimdo.com
Atelier GARANCE
71 rue Famatina
33200 Bordeaux (Caudéran)

TARIFS

ATELIERS ENFANTS
Atelier 1h : 130€ le trimestre / 360€ l’année
Atelier 1h30 : 140€ le trimestre / 420€ l’année
ATELIERS ADULTES
Atelier 2h (1 mercredi soir/2) : 190€ le trimestre
Atelier 3h (jeudi matin) : 270€ le trimestre

Le premier cours est gratuit !

Nombre de places limitées par atelier.

Chez Marlène

Dans l’ancien quartier des abattoirs de Bordeaux, au bout du quai de Paludate, Marlène tient depuis 1981 un restaurant d’ouvriers. L’établissement hérité de ses parents, installés là depuis 1975, était un bar casse-croute « les gens apportaient un morceau de viande, on faisait cuire la viande avec un légume, on vendait beaucoup de cafés parce qu’on ouvrait à 4 heures ». A l’époque, il y avait les ambulants, ces postiers qui triaient le courrier dans les trains. Le quai de Paludate était une rue très vivante la journée, avec des commerces pour les ouvriers et employés des entreprises alentours. Aujourd’hui, le quai de Paludate est plutôt une zone nuit avec des boîtes ouvertes le soir. Le matin en ouvrant son établissement, Marlène retrouve les restes des soirées festives de la veille : des centaines de bouteilles devant sa porte et parfois quelque saoulard. Ca n’est pas un endroit facile.

Chez Marlène, restaurant Bordeaux, illustration Bordeaux, Julie Blaquié

Au fil des années, Marlène a su se constituer une clientèle fidèle d’habitués qui aiment retrouver le goût de la cuisine simple : la daube, la morue le vendredi et tous ces plats traditionnels qu’elle aime cuisiner et dont elle adore transmettre les recettes et tours de main. Ici on vient pour la nourriture parce que c’est sans chichi, mais aussi pour l’accueil toujours souriant et chaleureux de Marlène. Une fois par mois, Marlène donne des cours de cuisine française à des étudiants en médecine venus de l’étranger, ils ont ainsi appris à faire la blanquette de veau, la morue-carottes-pomme de terre-aïoli et la mousse au chocolat.

« Ca me fait du bien, à moi, de donner. »

Aujourd’hui, Marlène travaille avec son mari, Jean-Pierre, qui tient le bar et sa fille qui vient l’aider trois jours par semaine. Par la suite, celle-ci pourra reprendre l’établissement si elle le souhaite, mais il faudra qu’elle soit un peu plus entière dans le commerce, pour l’instant c’est une bonne mère de famille : « elle élève ses enfants, ce que je n’ai pas eu vraiment le temps de faire avec elle ».

La gestion d’un restaurant qui sert entre 50 et 100 couverts n’effraie pas Marlène qui nous livre ses petits secrets d’une cuisine simple et de bon sens. Il faut savoir gérer son temps, elle a appris à s’organiser. Tout est frais, rien n’est surgelé. Pour aller manger dans l’arrière salle, on traverse la cuisine avec son garde manger à l’ancienne et ses cuivres, du coup rien n’est caché. Marlène adore donner les recettes de ses plats, raconter leur simplicité et les faire partager. Le far Breton c’est facile : « vous faites macérer les pruneaux dans du thé avec du rhum 24H à l’avance. Puis c’est 250 grammes de farine, 3 œufs, 1 litre de lait, 175g de sucre, on fait tourner au robot et puis avec les pruneaux dénoyautés, on enfourne. »

Marlène prépare de temps en temps le repas sportif d’avant le match pour les équipes de rugbys masculin et féminin qui viennent rencontrer l’UBB. La clientèle de Marlène est variée : les routiers, les employés des bureaux alentours, les habitués qui viennent manger depuis une ou deux générations.

Chez Marlène, restaurant Bordeaux, illustration Bordeaux, Julie Blaquié

« Je ne pensais pas être capable de faire autant de repas il y a 20 ou 30 ans. »

Née en Algérie, issue d’une famille de 10 enfants, avec un père militaire, Marlène a repris le commerce de sa mère qui s’appelait l’Etable. « J’ai appris en la regardant faire ». Marlène est intarissable sur les restaurants des quais de l’époque de ses parents. Elle se souvient de tous les noms : le Grand Pavois, le Béarn, le Pourquoi pas, chez Maïté devenu chez Pedro et puis chez Roland et le Garonnais…

Les souvenirs des noms sont précis, mais c’est surtout le souvenir des gens qui émeut Marlène. « Les gens qui étaient en face aux abattoirs sont toujours présent dans ma vie. Ils ne sont plus de ce monde, mais ils m’ont tous laissé un souvenir, c’était des gens humbles. » Il y a tant d’histoires et de rencontres nées chez Marlène. Elle a vu deux inondations de la Garonne en 1981 et en 1987, un mètre d’eau dans le restaurant. Il y avait une charrette à bras rue Terre de Bordes et aussi les chevaux qui s’échappaient des abattoirs parfois. Le quartier n’est pas facile, il y a les prostituées des quais dont personne ne s’inquiète, parfois elle en engage une pour la plonge ou le service, mais ces oiseaux là ne restent pas. Marlène évoque aussi l’histoire d’un SDF qu’elle a aidé pendant un temps et dont elle a vu la fille en pleurs face à la déchéance de son père. Marlène aime les rencontres, comme ce chauffeur de car qui transportait des enfants et qui parfois venait faire des crêpes dans sa cuisine.

« Toutes ces personnes, je ferme les yeux et je les vois. »

Avec son tablier rouge, ses jolies lunettes, Marlène s’admire dans le portrait de Julie : « je suis fleurie aujourd’hui ». Il y a de la générosité dans sa voix, et en même temps c’est elle la patronne ! Elle mène sa barque, toujours prête à offrir les restes de la cuisine avant de partir en vacances ou à organiser une paëlla gratuite pour fêter les 40 ans du restaurant. Si vous passez devant chez Marlène, ne vous arrêtez pas à la devanture et rentrez prendre un café ou mieux goûter sa cuisine et écoutez-la parler du temps passé, sans nostalgie, avec simplement l’envie de partager.

Chez Marlène, restaurant Bordeaux, illustration Bordeaux, Julie Blaquié

Texte Caroline Cochet / Dessins Julie Blaquié / Projet « Elles Saint Jean »
Chez Marlène,
33 quai de Paludate, 33000 Bordeaux

Ateliers de l’été, youpi !

L’Atelier Garance propose des ateliers Arts plastiques pour vos enfants et ados

Du 27 juin au 1er juillet, pour les collégiens-lycéens : explorer l’univers de Garouste et créer des monstres touchants, terrifiants ou simplement étranges (dessin, peinture, collage).
Du 4 au 20 juillet, pour enfants et ados : Le monde marin (faune et flore, surf, mythes…) vu par divers artistes et techniques : dessin, peinture, collage, linogravure, pochoir, mobiles.
Atelier dessin, peinture, enfants, adolescents, Bordeaux, apprendre à dessiner, peindre, Garouste, imaginaire

TARIFS

35 euros la demi-journée
100 euros les 3 demi-journées
150 euros les 5 demi-journées

RESERVATIONS

Tél : 06 06 51 26 53
Email : lateliergarance@gmail.com

ADRESSE

71, Rue Famatina
33200 Bordeaux (Caudéran)

> En savoir plus sur l’atelier Garance

A bientôt !

Urban Sketchers

J’ai eu l’honneur d’organiser la Rencontre nationale des Urban Sketchers avec les meilleurs : Sophie, Noémie, Louise, Christine, Natapia, Cédric et Adrien !
C’était beaucoup de travail mais pour une immense récompense : des centaines de dessinateurs ravis de découvrir Bordeaux crayon et carnet en main. Que de sourires et de beaux dessins ! C’était presque surréaliste de voir des regroupements de sketchers sur des places bordelaises que je connais si bien.

USK-droles de dames
USK-place du palais s
USK-place du parlement
USK-place Fernand Lafargue
urban sketchers bordeaux 2016
urban sketchers bordeaux 2016
urban sketchers bordeaux 2016
USK-place ste croix USK-bordeaux-2016

En parallèle nous avons installé une exposition de croquis et dessins à la Sirène :
EXPO SIRENE (2)s EXPO SIRENE (5)s

Hanifa Mzizoua

Depuis 30 ans, de novembre à fin avril, un couscous de l’amitié (repas chaud et complet) est servi aux personnes en errances sur la place du marché des Capucins, à l’initiative de Monsieur Pierre Olivier et sa femme. L’association « le Couscous de l’amitié », devenue « Graines de Solidarité » en 2012, occupe un local au 46 de la rue Kléber. Hanifa en est la présidente depuis 2005.

Dans un petit bureau, au milieu d’un vaste espace rempli de cartons, de marmites, de jouets, de denrées notamment des produits frais, des fruits et des légumes, mais aussi des produits du quotidien, du savon et des couches, Hanifa nous reçoit avant la maraude du soir. Notre entretien est entre-coupé de coups de téléphones et de saluts aux bénévoles.

« J’ai du couscous qui me reste, est-ce que tu le veux ? »

Hanifa est une femme très occupée, rien ne doit se perdre et l’organisation est bien rodée. Hanifa a le sourire dans la voix et l’accent de Bordeaux bien prononcé. On sent qu’elle aime parler, mais pas dans le vide, ses mots vont à l’essentiel, son débit est rapide et un rire sonore ponctue souvent ses phrases.

Graines de solidarité, Julie Blaquié, carnet de voyage, Bordeaux

Les activités de l’association se sont développées au delà de la campagne hivernale. Ce sont les colis alimentaires le jeudi soir et le samedi à 16H30 pour 40 familles au prix de 6 euros. Ces colis contiennent des denrées collectées après des boulangeries du quartier, des produits frais venus du MIN de Brienne et de la banque alimentaire. L’association fait aussi des maraudes, des ateliers cuisine, et propose des cours d’arabe et de français. Pendant le mois du ramadan, l’association cuisine le « repas pour tous » qui sera servi le soir à ceux qui jeûnent la journée. Ici tout le monde est bénévole, il n’y a pas de salariés, toutes les bonnes volontés sont les bienvenues pour aider dans l’une ou l’autre des nombreuses tâches quotidiennes.

Entrée dans l’association en 1994, Hanifa est mère de 2 garçons (de 24 et 20 ans) et elle a deux petits enfants. Assistante maternelle, elle travaille toute la journée en gardant quatre enfants, elle vit à Nansouty. Concilier sa vie familiale et sa vie associative n’est pas toujours facile ; Hanifa est fière de son action. Elle insiste aussi sur son voile, qui témoigne de sa foi et d’un autre combat, plus politique, qui consiste à montrer une autre image de l’islam, celle du partage et de la tolérance. Quand on lui demande comment elle est arrivée dans l’association, Hanifa avoue humblement qu’elle a vécu dans la précarité pendant plusieurs années. Bénéficiaire des restos du cœur et de la solidarité des autres, elle s’est promis d’aider son prochain le jour où elle s’en sortirait.

« Je n’ai jamais quitté cette association »

Graines de solidarité, Julie Blaquié, carnet de voyage, Bordeaux

Hanifa éclate d’un rire sonore à la vue de son portrait « ah c’est pas mal ! » et ne manque pas de remercier Julie. L’énergie d’Hanifa vient de sa foi, de sa religion, mais aussi de son éducation, « papa et maman, ils étaient stricts ». Hanifa a ce pouvoir de la parole. Au début de l’entretien, elle nous a dit qu’elle ne parlait pas comme un livre, mais ses mots viennent du cœur et on sent rapidement qu’elle peut aider et ressourcer ceux qui la côtoient. « Je suis une oreille qui écoute beaucoup ». C’est pourquoi sa présence est autant appréciée par les bénévoles au sein de l’association et pendant les actions. Hanifa, c’est le cœur et la raison.

Nous évoquons ensuite la douleur et parfois la violence des gens en errance comme elle les nomme, ceux qui vivent dans la rue et qu’elle appelle aussi pudiquement les bénéficiaires. Ceux qu’on ne voit pas si l’on n’y prend pas garde, qu’on oublie trop vite aux premiers beaux jours quand la campagne hivernale des autres associations prend fin. La douleur est là et elle avoue ne pas s’être vraiment blindée depuis les années.

« Des fois j’en pleure, je me cache pour pleurer »

Graines de solidarité, Julie Blaquié, carnet de voyage

Hanifa prend soin de tous, des bénéficiaires, mais aussi des bénévoles. C’est pourquoi chaque année elle organise une excursion pour que les bénévoles se rencontrent et pour créer de la cohésion dans une équipe qui ne fait que se croiser. Certains bénéficiaires de l’association sont aussi bénévoles. Ils viennent cuisiner pour la soupe et puis repartent avec un colis. Ce cercle de la solidarité qu’Hanifa représente à elle seule, par son parcours, est le moteur puissant de son action. La dame de Cœur des Capucins n’a de cesse de donner son temps et son énergie, tout simplement parce qu’à un moment Pierre Olivier lui a tendu la main. Quand on évoque sa succession à la tête de l’association, Hanifa avoue n’avoir pas encore trouvé la bonne personne pour la remplacer. Pour elle, Graines de Solidarité est presque son troisième enfant, elle ne laissera les clés qu’à quelqu’un de confiance, déterminé comme elle à aider les autres. « On est que de passage » nous dit-elle d’un air confiant et serein avant de nous laisser repartir, le cœur emplit de sa voix et de son sourire.

Texte Caroline Cochet / Dessins Julie Blaquié / Projet « Elles Saint Jean »

Le Nouveau St Michel étape 3

Du 7 au 17 avril, exposition à la Galerie des Etables, place Sainte Croix à Bordeaux. Toutes les œuvres du projet Le Nouveau Saint Michel ont été réunies pour la dernière étape du projet. Pour (re)découvrir la première étape, chez les commerçants de la place St Michel, c’est par ici et la deuxième, Place de la Bourse, c’est par .
Une des trois artistes, (Chris Pillot, Magalie Darsouze ou Julie Blaquié) est présente chaque jour de l’expo. Je serai de permanence dimanche 10, lundi 11 et jeudi 14 avril.

vernissage, le nouveau saint michel, la spirale, julie blaquié, aquarelle, carnet de voyage, dessin

vernissage, le nouveau saint michel, la spirale, julie blaquié, aquarelle, carnet de voyage, dessin

vernissage, le nouveau saint michel, la spirale, julie blaquié, aquarelle, carnet de voyage, dessin

Photos du Vernissage

vernissage, le nouveau saint michel, la spirale, julie blaquié, aquarelle, carnet de voyage, dessin vernissage, le nouveau saint michel, la spirale, julie blaquié, aquarelle, carnet de voyage, dessin

vernissage, le nouveau saint michel, la spirale, julie blaquié, aquarelle, carnet de voyage, dessin